Taux horaire vs. taux journalier
Les freelances disposent de deux méthodes différentes pour facturer leurs prestations :
- Le taux horaire : Il permet de calculer un tarif d’après le nombre d’heures nécessaires à la réalisation de la mission.
- Le taux journalier : Il définit votre prix à la journée. On ne compte pas son travail en nombres d’heures, mais en jours : une notion beaucoup plus vague, puisque qu’une journée de travail peut durer 7 heures comme elle peut durer beaucoup plus.
Alors, dans quels cas choisir l’un ou l’autre ? Cela dépend d’abord de la nature et des circonstances de la mission. Par exemple, si un client vous propose une mission de 2 jours par semaine durant lesquels vous devez travailler dans ses bureaux, le forfait journalier est probablement plus commode.
Votre façon de travailler entre aussi en ligne de compte : certains freelances sont réglés comme des horloges et savent estimer précisément le temps qu’il leur faudra pour accomplir une mission, d’autres ont une productivité en dents de scie et ont besoin de délais un peu plus souples.
De manière générale, si votre activité consiste à enchaîner les uns après les autres de gros projets auxquels vous consacrez 100 % de votre temps, le taux journalier est probablement le plus adapté pour vous.
Le taux horaire, utile pour les prestations ponctuelles
À l’inverse, si vous proposez des prestations d’une ou deux heures, un taux horaire sera plus judicieux – même si vous effectuez plusieurs missions au cours de la semaine, voire de la journée.
Il vous faudra alors évaluer le plus précisément possible le nombre d’heures nécessaires à chaque prestation pour en déterminer le coût.
Si vous êtes rédacteur web et que vous savez qu’un article de 500 mots prend généralement 1h30, vous devrez appliquer un prix à la prestation qui équivaut à ce nombre d’heures travaillées. Si vous facturez habituellement 40 € / heure, le tarif d’un article de 500 mots sera d’environ 60 €.
Le calcul du taux horaire
Pour calculer votre taux horaire, partez du salaire net mensuel que vous aimeriez percevoir. Ajoutez-y le montant nécessaire pour couvrir vos charges sociales et fiscales, ainsi que vos frais d’activité. Divisez ensuite ce montant par le nombre d’heures travaillées en un mois, et vous obtenez votre taux horaire.
Voici le détail de ces 4 étapes pour bien calculer votre taux horaire.
Étape 2 : Ajoutez vos charges sociales et fiscales
Si vous êtes auto-entrepreneur, il vous faudra ajouter environ 30 % à votre salaire net idéal pour couvrir vos charges sociales et fiscales (à moins que vous ne bénéficiez d’exonérations grâces à des aides financières comme l’ACCRE). Veillez aussi à intégrer la CET (Contribution Économique Territoriale) et l’impôt sur le revenu.
Si vous avez un autre statut (entreprise individuelle, etc.), n’hésitez pas à doubler la rémunération souhaitée, les charges diverses représentant environ 50% du bénéfice.
Étape 3 : Incluez les frais inhérents à votre activité
Location de bureau, fournitures diverses, ligne internet, forfait mobile professionnel, déplacements chez le client, achat de matériel… Le fonctionnement d’une auto-entreprise requiert un certain nombre de dépenses, bien qu’elles soient très variable selon votre activité et votre mode de travail (travailler à domicile est forcément moins coûteux que de louer un bureau).
Estimez les frais mensuels que vous devrez assumer et intégrez les à votre “salaire brut”.
Étape 4 : Calculez votre taux horaire
Maintenant que vous avez obtenu une somme mensuelle, il ne vous reste plus qu’à calculer votre taux horaire.
Pour ce calcul, partez du principe que vous travaillerez environ 22 jours par mois, 8 heures par jour (bien que, encore une fois, cela varie d’un individu et d’une activité à l’autre).
Pour prendre ce facteur en compte, retirez environ 30 % de votre temps de travail estimé. De 22 jours, nous passons à 15,4 jours facturés par mois.













